Madrid à l'heure bleue depuis un toit, l'immeuble Metropolis éclairé et la Gran Vía

Où dormir à Madrid

La ville a l'un des meilleurs métros d'Europe. Le quartier compte donc moins pour la distance que pour le bruit et le prix.

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quartiers qui se défendent
10 min
de métro d'un bout à l'autre du centre
août
le mois le moins cher
week-end
quand les tarifs baissent

Madrid diffère de la plupart des villes espagnoles sur un point qui change tout le raisonnement : son métro est dense, rapide et ouvert tard. Un quartier situé à deux stations du centre reste à dix minutes de tout.

Le choix ne porte donc pas sur la distance mais sur le bruit, l'ambiance du soir et le prix. Et sur un paramètre propre à Madrid : la ville se remplit en semaine et se vide le week-end, l'inverse exact de la côte.

Choisir en une minute

Six quartiers, six profils. Le premier convient à la majorité des séjours.

Sol et la Gran Vía

C'est le cœur géographique de la ville, et même du pays : la plaque du kilomètre zéro des routes espagnoles est scellée sur la Puerta del Sol. Tout est à pied, les transports convergent, et l'offre hôtelière est la plus abondante.

Huertas et le Prado

Le Barrio de las Letras doit son nom aux écrivains du Siècle d'or qui y ont vécu, Cervantes et Lope de Vega ; leurs vers sont incrustés dans les pavés de certaines rues. Il occupe exactement l'espace entre Sol et le paseo del Prado, c'est-à-dire entre l'animation et les musées.

On y trouve des hôtels de taille moyenne, des rues piétonnes, et un niveau sonore très inférieur à celui de Sol dès qu'on quitte la calle Huertas elle-même. C'est le meilleur rapport entre centralité et nuits calmes.

La Plaza Mayor de Madrid et les fresques de la Casa de la Panadería
La Plaza Mayor. Dormir sur la place elle-même est possible et rarement une bonne idée : neuf arcades, aucune isolation, et du monde jusqu'à deux heures.

Malasaña et Chueca

Malasaña est le berceau de la movida, l'explosion culturelle des années quatre-vingt : disquaires, friperies, bars à cocktails et terrasses sur la place du Dos de Mayo. Chueca, mitoyen, est le quartier gay de la ville, l'un des plus animés d'Espagne, avec une offre de restaurants excellente.

Les deux conviennent parfaitement si vous sortez, et beaucoup moins si vous vous couchez tôt : l'animation dure jusqu'à trois heures du matin le week-end, et elle est dans la rue.

La Latina

Au sud de la Plaza Mayor, c'est le quartier des tapas madrilènes, avec la cava Baja comme rue de référence. Le dimanche matin, le Rastro y déploie l'un des plus grands marchés aux puces d'Europe, suivi par la tradition du vermouth en terrasse vers midi.

Le bruit y est concentré sur le week-end et sur quelques rues : en semaine, le quartier est nettement plus calme que Malasaña.

Salamanca et Chamberí

Salamanca

Le quartier bourgeois du dix-neuvième siècle, quadrillé et arboré, avec les boutiques de luxe de la calle Serrano. Calme, sûr, bien desservi, et un peu impersonnel : on y dort très bien et l'on n'y trouve pas l'ambiance madrilène. Bon choix en famille.

Chamberí

C'est le choix des connaisseurs : un quartier résidentiel du centre-nord, sans touristes, avec ses marchés, ses bars de quartier et ses cinémas, à deux stations de métro de la Gran Vía. Les tarifs y sont sensiblement inférieurs à ceux du centre pour un confort équivalent, et l'on y mange nettement mieux.

Hôtel, hostal ou appartement

Le vocabulaire espagnol ne recouvre pas le français, et Madrid est la ville où la confusion coûte le plus cher.

Madrid est l'une des rares grandes villes espagnoles à ne pas prélever de taxe de séjour : la communauté autonome s'y est toujours opposée, contrairement à la Catalogne et aux Baléares. À budget égal, cela représente cinq à dix euros de moins par nuit et par couple qu'à Barcelone.

Quand les prix baissent

Madrid est d'abord une ville d'affaires et de congrès. La conséquence est contre-intuitive pour qui a l'habitude de la côte espagnole : les tarifs sont hauts du lundi au jeudi et retombent le week-end. Un séjour du vendredi au dimanche coûte souvent moins cher qu'un séjour du mardi au jeudi dans le même hôtel.

Second effet : le mois d'août, quand les Madrilènes partent et que la chaleur décourage les visiteurs, offre les meilleurs prix de l'année. Il faut accepter quarante degrés l'après-midi et la fermeture d'une partie des bonnes tables, mais les musées et les palaces restent ouverts.

Comparer quartier par quartier

Filtrez d'abord sur le quartier, ensuite sur la note. À Madrid, deux hôtels notés pareil à quatre cents mètres d'écart n'offrent pas du tout les mêmes nuits.
Le palais de cristal du parc du Retiro à Madrid
Le Retiro. Dormir sur sa bordure est, côté Ibiza ou Pacífico, revient vingt à trente pour cent moins cher qu'au même endroit côté Prado.

Les grandes adresses

Le Ritz, ouvert en 1910 à la demande d'Alphonse XIII qui jugeait la capitale indigne de recevoir ses hôtes, a rouvert après une restauration complète sous l'enseigne Mandarin Oriental. Le Palace, juste en face, est son contemporain et son rival historique, avec sa verrière Belle Époque.

Plus récents, le Rosewood Villa Magna sur la Castellana et le Four Seasons, installé dans l'ensemble Canalejas, un ancien alignement de sièges bancaires réhabilité, complètent le haut de gamme madrilène. Tous tiennent dans le triangle Prado, Gran Vía, Castellana.

Les hôtels de luxe en Espagne

La question du bruit

Madrid est l'une des capitales les plus bruyantes d'Europe la nuit, et c'est le premier motif de séjour raté au centre.

La ville dîne à vingt-deux heures et sort après minuit. Dans le triangle Sol, Huertas, La Latina, les terrasses ferment à une heure et demie en semaine, deux heures et demie le week-end, et le vrai bruit commence après : celui des gens qui rentrent, dans des rues étroites où le son remonte le long des façades. Les camions-bennes passent vers cinq heures.

Trois vérifications suffisent avant de réserver. La chambre donne-t-elle sur rue ou sur patio interior, cette cour intérieure obligatoire dans les immeubles madrilènes et qui change tout ? Les fenêtres sont-elles à double vitrage, ce que les annonces signalent quand c'est le cas ? Et l'adresse est-elle sur une rue de bars, ce qu'une vue satellite règle en trente secondes ?

Que faire à Madrid

Questions fréquentes sur où dormir à Madrid

Dans quel quartier dormir à Madrid ?

Le Barrio de las Letras, entre la Puerta del Sol et le musée du Prado, pour la plupart des voyageurs : central, à pied de tout, et nettement plus calme que Sol. Malasaña et Chueca pour les soirées, La Latina pour les tapas, Chamberí pour un quartier de Madrilènes sans touristes, Salamanca pour le calme et les commerces.

Faut-il dormir en plein centre à Madrid ?

Moins qu'ailleurs. Le métro madrilène est l'un des meilleurs d'Europe, dense et rapide jusque tard, si bien qu'un quartier situé à deux stations du centre reste à dix minutes de tout. Loger à Chamberí ou dans le sud de Salamanca coûte souvent moins cher pour un confort supérieur, sans perdre de temps.

Quel quartier éviter pour dormir à Madrid ?

Aucun n'est dangereux, mais deux sont bruyants. Le périmètre immédiat de la Puerta del Sol et la Gran Vía elle-même : ce sont des artères qui ne dorment pas, avec un trafic et une animation continus. Si vous y logez, demandez une chambre sur cour et vérifiez le double vitrage.

Quand les hôtels sont-ils les moins chers à Madrid ?

En août et les week-ends. Madrid est avant tout une ville d'affaires : la demande est forte du lundi au jeudi et retombe le vendredi soir, l'inverse exact des villes balnéaires. Le mois d'août, quand les Madrilènes partent et que la chaleur décourage, offre les meilleurs tarifs de l'année.

Quels sont les grands hôtels de Madrid ?

Le Ritz historique, rouvert sous l'enseigne Mandarin Oriental après une longue restauration, le Palace en face, le Rosewood Villa Magna dans le quartier de Salamanca et le Four Seasons installé dans l'ensemble Canalejas. Tous se situent dans le triangle formé par le Prado, la Gran Vía et le paseo de la Castellana.